Il faut développer mon empathie … et alors !?

Serait-ce la digitalisation ou l’accélération du cycle des changements qui aurait atteint un tel niveau à l’échelle humaine ? En tous les cas, le sujet de l’empathie comme compétence personnelle ou « soft skills » (pour aider à référencer mon article par les bots 😉 ) ressort sur nombre de blogs et articles en tout genre dans le monde professionnel, de la formation et du management.

A mon sens, c’est une dimension fondamentale d’amélioration du « Vivre ensemble » et par voie de conséquence du « Aller plus loin ensemble ». Outre ce premier opinion, pourquoi parler de ce sujet déjà largement traité ? Tout simplement parce que je vois finalement peu d’éléments sur ce qui me semble la question sous-jacente : comment fais-je concrètement pour développer mon empathie et me motiver à le faire ? (Je concède, cela fait deux questions, mais je ne vois pas comment ni pourquoi dissocier les deux !)

Tout d’abord, pour reprendre les termes d’un expert du domaine, Jean-Claude Abric, l’empathie est un triptyque : une aptitude, une capacité et surtout une volonté. En d’autres, cela s’apprend, cela se travaille, et cela se veut. Il y a tout d’abord une part de connaissance à développer pour maîtriser son sujet. Ensuite, un travail de fond est à entreprendre pour ancrer ce savoir-être, même si une part d’inné ne nous rend pas tous égaux à la base devant l’empathie. Enfin, il faut une bonne dose d’authenticité pour aligner cette posture avec nos valeurs, ou alors il est juste à vouloir être empathique pour mieux manipuler les autres (mais je n’aborderai pas ce point de vue).

En préambule, il est impératif d’identifier les leviers de motivation utiles à l’intégration de ce nouveau savoir-être. En effet, s’agissant d’une posture relationnelle, selon l’adage « chasser le naturel il revient au galop ». Aussi, il est à développer une stratégie de changement sur une base solide : une vision simple, claire et précise des gains à devenir plus empathique. Pour cultiver cette nouvelle posture, il s’agit d’être profondément en phase avec elle. Cela permet quotidiennement de garder cette nouvelle vision en tête sur le long terme. En effet, la transformation est un processus et un investissement sur le moyen à long terme.

Sur le plan technique, l’empathie est une notion désignant la reconnaissance et la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances (Source – Wikipédia). Elle passe donc par un ensemble de compétences permettant d’observer, comprendre et synchroniser ces états entre les protagonistes de la relation. L’ensemble des dimensions de la communication sont donc utiles. Elles couvrent selon Jean-Claude Abric, le verbal, le non-verbal, le para-verbal et l’environnement de l’interlocuteur : social, culturel, etc. Il est à noter finalement, que l’empathie est une compétence de savoir-être car elle n’est pas une compétence « passive », en ce sens qu’elle traduit une réciprocité dans l’échange avec l’interlocuteur : percevoir les états et renvoyer une image de cette perception neutre (sans jugement) à l’autre.

Je ne pourrais pas refaire le sujet de l’empathie au complet en un seul article. Voici donc deux ouvrages que je trouve des plus pertinents sur le sujet :

  • Goleman, Daniel. (2005) L’intelligence émotionnelle au travail, Paris, Village mondial
  • Sarah Famery (2013) L’empathie : l’art d’être en relation, Essai, Eyrolles

En conclusion, l’empathie est belle et bien un outil indispensable pour l’entreprise et la vie au quotidien : la digitalisation et l’intelligence artificielle pourront remplacer nombre de nos capacités mais je ne vois pas comment l’empathie pourra devenir aussi une « compétence » des machines … pour le moment ! Pour cette raison, je m’attache à la cultiver tous les jours. Et vous … ?

2017-12-22T10:16:28+00:00 21 décembre 2017|Articles|